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Le jour même de l’annonce du départ du Pape, l’ancien ambassadeur argentin auprès du Vatican Esteban Caselli soulignait combien l’Amérique latine était bien placée pour emporter la ‘compétition’, en raison de sa forte population catholique.

 

Parmi les papabili figurent deux argentins. Mais il semble qu’à ce jour Jorge Mario Bergoglio, 76 ans, qui figurait déjà sur la liste des papabili en avril 2005, se soit fait devancer par Leonardo Sandri, 69 ans, qui a occupé plusieurs fonctions au Vatican. L’un comme l’autre s’inscrivent dans l’idéologie du Cardinal Ratzinger pour ce qui est des questions politiques et sociales.


 

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Leonardo Sandri (au centre)

 

 

La surprise côté Amérique latine pourrait en fait venir du Canada avec le cardinal Marc Ouellet, 68 ans ! Fort d’une expérience en Amérique latine et au Québec, il préside depuis 2010 la Commission Pontificale pour l’Amérique latine. Ce poste lui a été attribué par le pape ‘sortant’.

 

Ecoutons Robert Dennis, vice-président de la Canadian Historical Catholic Association, à son propos : « Il a des liens forts avec les évêques latino-américains. Je crois que cela pourrait constituer un élément déterminant si l’élection se joue sur des critères pragmatiques ; ces évêques constituent un bloc puissant. »


 

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Marc Ouellet

 

 

 

TECHNIQUEMENT


Le collège des cardinaux participant à l’élection du pape compte 67 cardinaux nommés par Benoît XVI, sur 117 au total en mesure de voter. Ils représentent donc plus de la moitié du conclave. Nul doute que ces cardinaux nommés par le pape démissionnaire pèseront lourd dans le choix de son successeur. Même un choix historique, avec un pape africain ou d’Amérique du sud pourrait donc perpétuer le conservatisme du partant.


 

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Les cardinaux après l’annonce de la renonciation du Pape Benoît XVI le 11 février 2013

 

 

 

L’EMPIRE CATHOLIQUE – CHIFFRES


 

REGION

Millions

Croissance
 sur 5 ans

OCEANIE

9

+9 %

AMERIQUE DU NORD

85

+5 %

ASIE

130

+11 %

AMERIQUE CENTRALE

162

+5 %

AFRIQUE

186

+21 %

EUROPE

285

+2 %

AMERIQUE DU SUD

339

+6 %

 

 

En Amérique latine, le Vatican est confronté à l’essor de l’évangélisme protestant qui ne cesse d’attirer des croyants au détriment du nombre des Catholiques.

 

En 1996, selon l’institut de sondage Latinobarómetro, l’Amérique latine était catholique à 81% et évangélique à 4%. En 2010, les catholiques ne représentaient plus que 70% contre 13% pour les églises évangélistes protestantes. Ironiquement, c’est à l’évangélisme protestant qu’a profité le mouvement du Renouveau Charismatique Catholique (RCC).



 

 

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LIVRE

La fumée blanche du Vatican – René Terrier – Publié le 19 octobre 2012

 

Mgr Louvrier, retors et déterminé, a pour unique ambition de parvenir au pouvoir suprême, pour diriger la barque Eglise. Il est doué d’un esprit machiavélique et d’une ambition démesurée, mais il bénéficie aussi du secours de personnages mystérieux et assez improbables qui le poussent à prendre, en matière de théologie, des décisions contraires au simple bon sens. En retrait des événements qui tournent autour de la cité du Vatican, une histoire d’amour nait entre deux jeunes gens que le hasard a fait émerger du monde de la religion catholique. A travers ce roman, on touche du doigt certaines particularités de l’Eglise Catholique, installées depuis des siècles, incapables de réforme : Et l’on comprend mieux alors ce que Jean-paul II avait appelé le “schisme silencieux” d’une grands partie des catholiques.

 

 

 

 

www.tangoporteno-orleans.com

06 98 22 38 47

 

 

 

 

 

ADDENDUM

 

 

Au lendemain de la publication de cet article sur Facebook, nous est parvenu via le réseau social ce lien tout à fait intéressant sur l’Episcopat argentin pendant la dictature militaire (1976-1983) :

 

http://www.catholink.ch/detail/l%E2%80%99%C3%A9piscopat-argentin-savait-que-la-dictature-militaire-assassinait-les-disparus

 

L’article est daté du 29 mai 2012. Nous vous invitons à le lire. En voici un extrait :

 

Selon la note de l’épiscopat, lors du déjeuner chez le dictateur argentin, le cardinal Raul Primatesta, archevêque de Cordoba, le cardinal Juan Carlos Aramburu, archevêque de Buenos Aires, et Mgr Vicente Zaspe, archevêque de Santa Fe, ont appris que la vérité sur les “détenus-disparus” ne pouvait être rendue publique.     Cet aveu aurait donné lieu à des demandes sur les responsables de ces assassinats et sur les lieux où se trouvaient les corps. Ces informations ont été rédigées dans une note après la rencontre et transmises en 1978 au Vatican.