El gaucho – 3
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El Gaucho – 2 : “Le dernier rodéo”

pop-up-elgaucho

« La seule chose qui ne tombe pas du cheval, c’est sa marque au fer rouge »

Andrès Retamal

Le film « El Gaucho » est la version longue d’un documentaire intitulé « Le dernier rodéo », diffusé le 17 février 2008 sur la chaîne Arte qui a eu la très bonne, l’excellente idée d’apporter un soutien financier à son auteur Andrés Jarach. Cependant que le documentaire se concentrait sur le métier de dresseur de chevaux, le film est centré sur la relation humaine et la transmission de génération à génération.

 

Dans cet envoi nous vous proposons :

  1)    une interview avec Andrés Jarach, auteur du documentaire et du film. Il évoque son projet initial et sa rencontre avec le gaucho Andrès Retamal ;

2)    quelques images de rodéo extraites du film « El Gaucho » ;

3)    une vidéo avec Andrès Retamal, dans laquelle le gaucho évoque avec beaucoup d’émotion son premier contact avec un cheval. Andrès avait alors 7 ans, et l’animal le traîna sur plus de 200 mètres ! Andrés explique aussi que lors d’un rodéo, ce sont les chevaux qui sont contre le cavalier, non les autres cavaliers en compétition ! Et que trois fois un cheval le mis sur la paille et le priva de la victoire. Enfin, il évoque son futur et son dernier rodéo, lorsqu’il recevra les coups qui le casseront !

 

1) Interview avec Andrés Jarach

Le projet : « Je le portais en moi depuis des années : adapter sur le mode documentaire Don Segundo Sombra, de Ricardo Güiraldès. C’est le roman fondateur de la littérature de gauchos, qui raconte l’initiation d’un enfant par un vieux dresseur de chevaux. J’ai écrit un projet, puis je suis parti en Argentine chercher les personnages qui y correspondraient. J’ai sillonné la Patagonie, parcouru 3 000 kilomètres. Partout, j’entendais parler d’Andrés Retamal. Là-bas, c’est un mythe vivant. Il a remporté de nombreuses fois le rodéo de Jesús María, le championnat national. Les troubadours lui consacrent des chansons. Parfois, quand il arrivait dans un village, les gens sortaient de chez eux pour le voir, le toucher. Lui, il s’en fiche. C’est un modeste. Gagner lui semble normal.»


La rencontre : « Il n’y a pas de téléphone en Patagonie. Les gens communiquent par des messages qu’ils font lire à la radio locale. C’est comme ça que nous avons donné rendez-vous à Andrés Retamal, mais, le jour dit, personne. Nous avons attendu deux, trois heures, et sommes repartis bredouilles. Heureusement, nous nous étions fait décrire sa voiture. Nous l’avons croisé par hasard sur une route déserte, au milieu de nulle part.

Laconique, habitué à la solitude, il a d’abord refusé d’être filmé. Il n’en voyait pas l’intérêt. Puis il a compris que c’était l’opportunité de laisser une trace pour ses descendants. Une fois qu’il avait donné sa parole, pas question de revenir dessus. Quand nous avons repris le tournage, interrompu pendant un an pour des raisons financières, il était évident pour lui que son accord tenait toujours. Et quand l’apprenti que nous avions choisi pour lui servir de disciple s’est révélé une erreur de casting, il a dit : “Je t’amène un autre enfant, il a quatre ans.” C’était son fils. »

L’épilogue : « Quand le film a été terminé, nous avons organisé une projection pour qu’il le voie. Toute sa famille était là : ses frères, sa femme, son fils. Mais pas lui. Peut-être que ça le gênait. Peut-être qu’à ce moment-là il avait autre chose à faire qui lui semblait plus important. »

 2) Extraits du film

  
3) Interview du gaucho Andrès Retamal

 

N’hésitez-pas, après avoir vu et écouté Andrès Retamal à propos de sa vie et de son métier, à revisionner les images du film dans la première vidéo, car elle met, à proprement parler, des images sur les mots du gaucho.

PS – Une fan du blog, qui va tranquillement sur ses 80 printemps, et qui préfère téléphoner plutôt que de poster un commentaire visible de tous, me dit avoir été frustrée, à l’issue de notre précédent envoi de ne pouvoir entendre davantage de musique. Alors voici, tout spécialement pour elle, mais aussi pour vous tous qui partageraient cette frustration, le lien vers le Label Mañana, qui vous propose une liste de lecture de 12 titres.
http://www.mananamusic.com/index.php?page=catalogue&id=1456  – Dégustez !
Notez aussi que l’illustration en exergue de cet article est le “pop-up” de la jaquette très soignée du CD.

Sources
http://television.telerama.fr
http://www.youtube.com/watch?v=MloZmMHHdKk
http://www.dailymotion.com/video/xb787u_interview-andres-retamal-la-jinetea_music