Samedi-matin à Buenos-aires 1

 

Le soleil se levant sur le quartier de Palermo Soho vers 8 heures ce samedi va nous accompagner toute la journée, grand beau temps sec, mais très frais néanmoins, 11° annoncés au plus chaud de la journée, qui n’étaient pas encore au rendez-vous loin de là lorsque nous sommes partis à pied à la recherche d’une paire de chaussures de pratique pour le tango, chaussures destinées aussi à servir à travailler dans le rôle de l’homme.

 

Grâce à un contact donné hier soir à l’issu d’un cours collectif de tango de scène, et à Facebook l’incontournable et ultra pratique réseau social, nous savons que nous devons marcher quelques cuadras vers le sud, puis quelques cuadras vers l’est pour trouver LA boutique vendant ce genre de produits. Franchement, l’orientation dans cette ville gigantesque est vraiment facilitée par le damier urbain mis en place par les espagnols !

 

Chemin faisant, nous allons découvrir plus à fond notre propre quartier, et vous proposons de nous accompagner dans cette promenade pédestre matinale.

 

Nous sommes d’abord frappés par l’absence d’animation – il est plus de 10 heures, et nombre de boutiques et établissements sont fermés. En effet, le samedi n’est pas la grande journée commerciale que l’on connaît en France, mais au contraire une journée réduite. Ainsi, notre vendeur de chaussures de danse ne travaille que de 10h00 à 15h00 le samedi alors qu’il est ouvert toute la journée en semaine. C’est un élément à ne pas oublier lorsque vous prévoyez votre jour d’arrivée à BsAs : si vous êtes autonome et loin des sentiers touristiques, vous ne trouverez pas à faire du change (ne comptez pas sur les guichets automatiques) ni vraiment à faire des courses alimentaires de base pour vous installer dans votre appartement de location. Néanmoins, vous n’irez pas à jeun, car de nombreux cafés vous tendent les bras à chaque coin de rue, mais la ville n’a pas le même visage en semaine et le samedi.

 

 

Et si l’on commençait ce matin par petit déjeuner  ?


Samedi-matin à Buenos-aires boulangerie-cocu 5

Samedi-matin à Buenos-aires boulangerie-cocu 4

 

Nous découvrons, ‘a la esquina’ comme il se doit, une boulangerie-pâtisserie française, et n’en croyons pas nos yeux! Il nous suffit de traverser la rue pour pénétrer dans cet établissement où il est également possible de consommer sur place. Par la vitrine nous apercevons des boules de pain qui ressemblent… enfin! à du pain français. Super! Et il y a même des baguettes. EXTRA! Voici le lien vers cette boulangerie qui s’appelle … COCU!  


 

Samedi-matin à Buenos-aires boulangerie-cocu 2

 

Et que trouve-t-on chez Cocu ?

 

Le tableau ci-dessous vous en dira davantage et plus vite que moi.

 

Samedi-matin à Buenos-aires boulangerie-cocu 3

 

Nous achetons une boule Centenario, et une baguette qui ressemble à une baguette, et qui, nous allons nous en rendre compte immédiatement, a le goût et la texture d’une baguette. Nous arrivons néanmoins à en préserver plus de la moitié jusqu’à l’heure du repas.

 

Coté pain, nous avons essayé depuis une semaine tous les pains dits ‘français’ trouvés à droite ou à gauche, et parfois chez les marchands de pâtes fraîches, sans aucune satisfaction. Ce sont des pains très blancs, sans aucune texture sous la dent, qui ne rassissent pas mais sèchent. L’alternative à ces pains en boule d’une centaine de grammes, c’est le pain de mie en sachet. Même dans les boutiques diététiques … Nous retournerons chez Cocu, d’autant plus que la grosse boule Centenario de 1kg500 environ tient toutes ses promesses et rassira vraisemblablement bien.

 

Samedi-matin à Buenos-aires boulangerie-cocu 6

 

Nous continuons dans la rue Gorriti où se trouve notre magasin de chaussures de danse en nous intéressant à tout ce qui est coloré, peut-être que cela nous réchauffe un peu car la matinée est vraiment fraîche malgré le soleil.

 

Voici donc quelques graffitis ou murs peints rencontrés en chemin.

 

Samedi-matin à Buenos-aires - Murs et façades 1

 

Samedi-matin à Buenos-aires - Murs et façades 2

 

Samedi-matin à Buenos-aires - Murs et façades 3

 

Samedi-matin à Buenos-aires - Murs et façades 4

 

Samedi-matin à Buenos-aires - Murs et façades 5

 

Samedi-matin à Buenos-aires - Murs et façades 6

 

La moto et le tigre ci-dessous sont ici manifestement de la même famille. Et il semble que la rue appartienne totalement aux gens qui y vivent, qu’il soient libres d’y exprimer leur art, ce qui nous paraît plus que sympahique et rend ce quartier vraiment coloré.

 

Continuons notre découverte avec quelques vitrines qui auront attiré notre attention pour une raison ou une autre. Vous noterez que le rideau de fer est tiré devant les boutiques qui ne sont pas ouvertes le samedi.

 

Samedi-matin à Buenos-aires vitrine 1

 

 

Samedi-matin à Buenos-aires vitrine 2

 

 

 

Samedi-matin à Buenos-aires vitrine 3

 

 

Samedi-matin à Buenos-aires vitrine 5

 

 

Samedi-matin à Buenos-aires vitrine 6

 

 

Samedi-matin à Buenos-aires vitrine 7

 

 

Et voici enfin ci-dessous le rideau de fer peint de notre boutique de chaussures de danse. C’est un grand rideau de fer qui occulte totalement l’intérieur depuis la rue, mais qui laisse passer beaucoup de lumière à l’intérieur. Et permet de voir totalement la rue et le trottoir à l’insu des passants. Comme très souvent à Buenos-Aires, il faut sonner derrière une porte en bois pour que l’on vous ouvre, après que vous vous soyez présenté à l’interphone.

 

Claire fait affaire avec une paire de chaussures pour la pratique à 850 pesos, soit un peu plus de 50 Euros, au taux parallèle bien sûr. Petite discusssion avec la vendeuse; le prix est-il le même pour les argentins et les étrangers, car cela fait une vraie somme pour les argentins? Oui, tout à fait, car ce sont en fait des chaussures Capezio, importées des Etats-Unis!

 

Alors figurez-vous que je suis venue jusqu’ici pour m’acheter une paire de chaussures vendue au même prix en France, suivez ce lien pour voir. Mais je ne le découvre qu’en rédigeant ce blog et faisant une petite recherche.

 

Samedi-matin à Buenos-aires vitrine 9

 

 

Sur le chemin du retour, marchant dans le froid vif et sec malgré le soleil, quelques tables nous tendent les bras, elles ne font pas recette, mais sont pleines de charme. Et encore une fois, il y en a pour tous les goûts !

 

Samedi-matin à Buenos-aires - Cafés 3

 

Samedi-matin à Buenos-aires - Cafés 1

 

Notre promenade se termine, nous nous écartons du quartier le plus agréable pour retourner vers une réalité autre, nous vous avons gardé le meilleur pour la fin, il est vrai qu’il est bientôt 12h30 et qu’il va falloir passer à table. Du cochon de lait, ça vous dit?

 

Cochon-de-lait--Copier-.jpg