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Calle Defensa – Nous sommes dans le quartier de San Telmo, qui n’est pas, contrairement à ce que l’on croit, le quartier des milongas. Dans la rue Defensa nous sommes venus pour un cours de tango salon, musicalité et posture au Studio Estudio Mario Morales. La porte d’entrée, sur la photo ci-dessus à gauche est discrète, le lieu est relativement petit et ne paye pas particulièrement de mine. Au sommet de l’escalier, nous sommes accueillis avec un immense sourire. Le cours collectif dure une heure trente, avec Christian Sosa, champion du mondial de tango de Buenos-Aires en 2012 qui enseigne seul ce soir. Nous réglons notre cours et patientons.

 

Des bancs le long de couloirs étroits.  Des portes fermées. Les toilettes? Spacieuses et impeccables! Deux femmes asiatiques, sans partenaire semble-t-il, qui se connaissent. Une animation discrète et furtive.

 

A l’heure pile du cours, la porte est ouverte. Une trentaine d’élèves y pénètrent cependant que les danseurs du cours particulier précédent se rechaussent. Musique! Quelques tangos d’échauffement pour tous et le cours démarre.

 

Au beau milieu du cours, brève interruption et deux gâteaux avec bougies sont apportés le temps de chanter joyeux anniversaire, puis disparaissent aussitôt. Le cours reprend avec le même sérieux. L’on y apprend quoi faire ou ne pas faire sur la basse, quoi faire ou ne pas faire sur le chanteur, quoi faire ou ne pas faire sur tel ou tel instrument.

 

L’on y apprend aussi à corriger les épaules qui remontent, sans penser aux épaules! C’est bien connu en tango, le problème est ailleurs et la correction vient d’ailleurs, sûrement pas des épaules, plutôt en se préoccupant du positionnement de son dos!

 

Christian prend tour à tour l’une ou l’autre des danseuses présentes pour illustrer son point. Il est très clair, très bon pédagogue! Il note que nous ne sommes pas des habitués du cours, et vient nous offrir de piocher dans une barquette de petits fours alors que nous dansons. Nous repartons la bouche pleine, car les autres danseurs ne se sont pas arrêtés.

 

Nous sommes une trentaine, ça tourne impeccable, personne ne gêne personne, et même si les niveaux peuvent varier, personne n’est hors du coup. Autrement dit tout le monde a le niveau. Les danseurs se connaissent car le cours est régulier chaque lundi depuis 6 ans.

 

Fin du cours, on se rechausse, des tranches de gâteau circulent de main en main dans les couloirs. Nous sortons.

 

 

 

 

Nous sommes saisis par le vent glacial! Et oui, le temps hivernal est très changeant à Buenos-Aires. Nous plongeons dans le métro pour rejoindre notre prochaine destination. Il est 20h45.

 

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La ligne est ancienne, mais les voitures sont quasi neuves puisqu’elles datent de moins de deux ans. Ces voitures ont remplacé celles, désuètes, de la toute première ligne de métro de la capitale Portègne. L’affichage des indications utiles aux voyageurs est très efficace, supérieur à bon nombre de lignes parisiennes. A cette heure un peu tardive, nous sommes assez peu nombreux.

 

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Notez aussi que ce métro n’a pas été vendu à la municipalité portègne par la France, mais par les Chinois !

 

 

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En attendant que notre soirée spectacle commence, nous partons à la recherche d’un établissement pour dîner. Buenos Aires regorge de cafés ou restaurants à chaque coin de rue, au sens propre. En effet, ces établissements souvent ouverts tard le soir voire toute la nuit sont situés ‘a la esquina’, c’est à dire à l’angle de deux rues se coupant à angle droit. Ce sont les espagnols qui ont apporté l’organisation urbaine en damier, avec des pâtés de maisons réguliers de 100 m carrés et des rues rectilignes.

 

Nous nous installons a la ‘esquina’ la plus proche de notre lieu de soirée. Ce restaurant ressemble à une brasserie. Nous commandons une brochette de filet de boeuf pour deux, et une salade de tomates. L’on nous apporte immédiatement un panier de pains variés et un bouillon gras brûlant. Chic alors, voilà qui est opportun compte tenu du froid extérieur, inattendu et bienvenu.

 

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Nous découvrirons sur notre addition par la suite que le couvert, + le panier de pain + le bouillon nous sera facturé 16 pesos par personne en plus de notre commande, soit 1 Euro par couvert.

 

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La brochette de boeuf est excellente, copieuse, non grasse. Quant à l’accompagnement de frites …, … nous avons choisi la salade de tomates pour équilibrer le repas. Nous quittons les lieux sans dessert, le temps presse, il est 22h45 et nous avons deux concerts à suivre à la Casa del Sr Duncan. Le temps est à la fraîcheur, au vent, à l’humidité.